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Audience: dormir au volant.

A Ustaritz, entre les 2 voitures le choc a été frontal, brutal. La Peugeot a dévié de sa route et s’est encastrée ds la Renault. Au tribunal un homme est jugé pour avoir tué un papa qui ramenait son bébé de 4 mois chez lui. Le bébé est sorti indemne par miracle. Devant le juge le prévenu s’agrippe à la barre, se confond en excuses, se juge impardonnable. Il bafouille en se tournant à demi vers la maman du bébé. La jeune veuve et sa famille qui sont là, à 50 cm, forment un bloc de douleur sur le banc. Les avocats essayent de comprendre : « ce n’est ni l’alcool, ni le portable, ni la drogue » marque le rapport de la police. L’Avocat de l’assurance constate un excès de vitesse : 60 au lieu de 50km/h. Les médecins diagnostiquent des phases d’endormissement chez le prévenu qui ne se souvient de rien.

« En thérapie » à l’audience.

 Un couple : un psychiatre et une psychologue. Après la non conciliation du long divorce il y a la plainte de viol d’un côté et de harcèlement devant ce tribunal. Tous les avocats ferraillent. Les amants des uns et de l’autre sont actés par des mails.  Les menaces : « Tu couches avec tes patients. Ça va intéresser l’Ordre. » Le viol entre époux reste complexe. Il n’y a pas de certificat médical. Cela ne se passe pas dans un parking. On ne s’allongera pas sur un divan, c’est juste une question de gros sous.

audience: La batte portugaise

La  mère de José se fait insulté par sa voisine Livia, son beau-frère  qui a couché avec Livia passe ses nuits dans son camion. L’anniversaire des lusitaniens se termine à 22h30, José s’échappe le premier, la caméra l’atteste. A 23h ils montent une expédition à trois masqués: punir Livia avec une batte. Livia leur ouvre, reconnait José en même temps reçoit une volée sur la tête : «Espèce de P.., tu ne parleras plus comme ça à ma mère. Si la police arrive, tu n’as pas intérêt à parler, sinon je te tue ». Branle-bas dans les escaliers… les voisins interviennent, José s’enfuit. La mère de Livia tel à la mère de José, qui avertit son fils, qui tel à son beau-frère. Quand La police toque chez la mère de José ce n’est qu’un brusque : «Ce n’est pas José !» dans l’immeuble tous  connaissent  son caractère, son ancienne liaison avec Livia. L’ADN sur la batte ne parle pas, les téléphones bornent aux heures précises. A l’audience José nie en bloc « je n’étais pas au courant des histoires de  famille. En plus on m’empêche d’aller voir les cousins au Portugal.  »  Livia  soigne la perte de son audition et son traumatisme crânien. La communauté portugaise garde le silence.

La nasse se referme.

Ce soir-là, le pêcheur de merlu a fini sa soirée avec un cocktail diabolique, Alcool + cocaïne. Son retour  par la route de la corniche, il ne s’en souvient plus.  Il a percuté de front  une voiture avec 3 passagers d’une même famille. Pour eux, Il y a eu désincarcération à 23h et un long séjour à l’hôpital. Les séquelles psychologiques et physiques 6 mois après sont toujours là.

Six mois que le pêcheur  continue la pause de filets. « Il ne conduit  plus » plaide son Avocate «…il fait ses excuses ». La famille se serre ds les bras.

Il reprendra  la mer avec un bracelet électronique après huit mois de prison.

Une histoire de cousinade.

Pour ce 1er contrôle, sans permis, sans assurance pour la BMW, elle préfère donner le nom de sa cousine. Le Procureur : « Pourquoi ? » –  je ne sais pas… parce que je n’avais pas de permis ; pour du trafic j’ai déjà fait du TIG, Emmaüs, Croix Rouge, mon copain est en prison .» Les 880€ d’amende arrivent chez la cousine qui ne comprend pas. Pour le 2eme accrochage, même voiture, même fichier de la BMW, même cousine désignée. « Je me suis retrouvée à la boîte à lettre avec plusieurs amendes, du coup, j’ai vu que c’était la BM de ma cousine et du coup, j’ai porté plainte. J’ai tel au truc des amendes pour prouver ma bonne foi, j’ai eu une menace de saisie sur salaire… » « J’ai fait ce que j’avais à faire, j’ai prévenu ma tante et j’ai porté plainte pour usurpation d’identité »

Audience pour une escroquerie bancaire, Tribunal de Bayonne.

Carlos, absent pour cette longue audience, c’est le Madoff de Saint Jean. C’est du lourd : 8 prévenus et 7 avocats. Carlos joue aux courses avec son banquier. On ouvre des comptes, on transvase un compte rouge vers un compte noir, on réveille les dormants. 58 crédits pour du liquide, pour ouvrir des sociétés au nom de compagnes qui s’échangent et qui signent « avec confiance ». Chacun reçoit salaire, ce qui nous fait 2 Millions. Tous accusent le beau Carlos, charmeur et manipulateur. Le banquier éjecté en 2014 a retrouvé du boulot !! Il connait bien sa banque : « j’ai été forcé ». Carlos court toujours au Liban sans doute.

nuit de la lecture Chimères

Nuit de la lecture le 23 janv. à la Médiathèque d’Anglet avec nos trois lectrices du Théâtres des Chimères; Catherine Mouriec, Sophie Bancon et Claire Grimbert. Un turn-over de textes chaque quart d’heure..et le 13 février J-M Broucaret lit “journal d’un corps” de Pennac à la Bibliothèque de Bidart

Audience pour une planche de surf à Chiberta

 Les trois ne sont pas sûr d’avoir étaient  quatre, pas sûr d’avoir voulu cambrioler une planche de surf ds un garage. Qui a brandit la bombe lacrymale ? Qui a fait le guet ? Pas sûr d’avoir perdu son IPhone qui a tracé à 2h la nuit près de la résidence secondaire. Pas sûr d’être revenu avec un pied de biche pour défoncer la porte. C’était pour une dette de cannabis plaide l’Avocat. Le proprio surprit prend le coup de boule et repousse la porte. Ce qui est sûr c’est les 500h de TIG à partager entre les trois. Ils pourront aussi contester les 3000€ à rembourser pour réparer une porte de garage.

croquis audience, toponymie

Le palais de Bayonne prend acte pédagogique. Un bordelais est descendu pour dénoncer le caractère raciste du nom du quartier de Biarritz « La Négresse ». Son Association œuvre pour la défense et la réhabilitation de la traite des noirs et de l’esclavage. Après avoir vu passer les bottes de Napoléon, le viaduc sur leur tête ; il faudra que ce quartier se décide où placer une plaque pédagogique. Autour du lac sans doute. Ou choisir de reprendre l’ancien nom : « AROZTA ». Les biarrots seront-ils d’accord ?